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- Inscrit à la chambre de l'Agriculture de l'Ardèche
- dossier sanitaire déposé à la DDCSPP de l'Ardèche

Prévention Péritonite Infectieuse Féline

DEFINITION :

Communément appelé PIF, il s'agit d'une maladie infectieuse rare mais grave, qui entraîne la mort du chat.

Quasiment tous les chats portent ce que l'on appelle le "coronavirus".

Pour quelques rares cas, souvent en raison d'un stress, le virus mute et provoque une réaction inflammatoire entraînant la PIF.

 

Deux formes de PIF :

- la PIF humide bien visible en raison d'un épanchement d'un liquide jaune (ascite) dans l'abdomen. Souvent accompagnée de fièvre, le chat perd l'appêtit, cesse de jouer, manque de dynamisme (mais pas toujours).

Seule la ponction dudit liquide ou la biopsie après le décès permet de poser le diagnostic et d'écarter les autres cas de maladies curables.

- la PIF sèche - plus difficile à détecter - se manifeste par un manque d’appétit accompagné de fièvre et d'un ictère. Le chat présente généralement des signes oculaires ou neurologiques. Il peut par exemple montrer des difficultés à marcher et se tenir debout, ou encore devenir aveugle.

A ce jour, il n'y a aucun vaccin, aucun traitement qui éradique la maladie. Quelques tentatives de traitement sont proposées, mais l'euthanasie semble inéluctable dans la majorité des cas

TRANSMISSION :

La première chose à savoir est que la PIF ne se transmet pas à l'homme, ni aux autres espèces. C'est une maladie spécifique aux chats.

 

Elle se transmet par contacts étroits entre chats, souvent lorsqu'ils vivent en collectivité, notamment par les "fèces" (partage des litières notamment), mais aussi par le partage des gamelles.

Elle peut s'attraper également dans l'environnement où le chat vit : sols, tapis, chaussures... Il suffit de se promener à l'extérieur et d'entrer dans sa maison sans se déchausser. Il y a dépôt du virus, et le chat n'a plus qu'à se servir. Ou il suffit de carresser un chat à l'extérieur de chez soit, excréteur du virus, puis de rentrer à la maison et de caresser son propre chat sans s'être lavé les mains au préalable. 

 

Dans 80 % des cas, la PIF atteint les jeunes chats âgés de moins de deux ans. Et dans les cas déclarés de PIF, une grand pourcentage touche les jeunes chatons.

 

En définitive, l'acquisition d'un chaton sain ne prémunise pas du développement de la PIF dans les mois ou les années à venir, pour la simple et unique raison que les causes et facteurs de contaminations sont multiples et difficilement identifiables.

C'est pour cela que notre chatterie a décidé d'en faire un dossier consultable, facile d'accès pour toute personne "lambda"

QUE FAIRE ALORS, EN L'ABSENCE DE TRAITEMENT ????

EN CONCLUSION :

Dans l'attente d'un traitement ou d'un vaccin, nos mesures de prophylaxie sont corrélées avec les connaissances actuelles scientifiques.

Nos décisions varieront donc en conséquence avec le temps.

Depuis la convention MERIAL, nos chats sont testés (par les selles) régulièrement et par le vétérinaire.

Enfin, pour approfondir vos connaissances sur le sujet, vous pouvez consulter le lien suivant (thèse) :

 

 

 

 

 

 

Tout réside dans la prévention de l'éleveur en premier lieu, mais aussi de l'acquéreur pour la suite.

Comme dit plus haut : tous les chats (ou quasiment tous) sont porteurs du coronavirus. Ceci n'est pas un phénomène anormal et ne veut pas dire que le chat développera la PIF un jour.

A l'inverse, avoir un chat négatif au corona ne veut pas dire non plus que le chat ne développera jamais la PIF car il pourrait tout à fait être confronté au virus un jour ou l'autre.

L'éleveur qui se prévaut que "Ô Grand jamais, il ne connaîtra la PIF" n'est pas crédible, sauf pour lui d'avoir mis en place des mesures de prophylaxies strictes. 

Dès lors, voici la politique mise en oeuvre par notre chatterie pour éviter le problème, et ce en étroite collaboration avec notre vétérinaire.

Notre opinion est d'autant plus renforcée depuis la conférence MERIAL en 2016 sur le sujet en cause, et à laquelle nous avons participé :

- au moins une fois à deux fois par an minimum : tests d'excrétions sur tous nos chats, le but étant de ne conserver et de ne faire reproduire que les chats négatifs.

- nettoyages multiples et quotidiens des litières

- nettoyages accrus des sols et de l'environnement où vivent nos chats

- faire déchausser (ou surchausser) et laver les mains à tout visiteur. En effet, nos chats vivant avec nous, il nous paraît impensable de prendre le risque d'une contamination quelle qu'elle soit (y compris parasitaire).

Sur ces bonnes paroles et actions, il semble important que des mesures d'hygiène soient adoptées aussi par l'acquéreur, une fois le chat dans sa nouvelle vie :

- on se déchausse et on se lave les mains avant de toucher le chat (vous préservez ainsi votre chat contre de multiples parasites)

- si on ne peut faire déchausser les amis, on les oblige à frotter leurs pieds sur un tapis imbibé d'un produit nettoyant désinfectant.

Pour info, il est coutumier de se déchausser dans certains pays asiatiques

- On nettoie la litière quotidiennement et on retire les selles présentes dans la litière dès qu'on les voit

- on ne partage pas la vie du chat avec celui de son voisin qui aimerait s'inviter, ou qui aimerait passer quelques jours en vacances.

- Si on intègre le chat avec un autre chat déjà en place, on pratique une quarantaine de quelques jours et on consulte le vétérinaire pour les deux chats pour s'assurer que tout se passe bien. Si le vétérinaire agréé, on peut procéder aux présentations.

- On évite autant que possible les épisodes de stress. Votre chat appréciera très certainement de partir en vacances avec vous, mais n'appréciera pas forcément les vacances forcées dans une famille où il y a des chiens et des enfants en grand nombre. Il ne supportera pas non plus de faire les courses toutes les semaines avec son disciple (un chat n'est pas un chien)